|
KENADSA D'HIER & D'AUJOURD'HUI MONOGRAPHIE:
introduction: L'étymologie du nom de Kénadsa: cette agglomération portait jadis le nom d'El-Ouina parce qu'une "petite source" qui servait à irriguer les palmiers et fournissait l'eau potable aux habitants coulait au centre du Ksar . Cette région était également appelée "Mouillah"c'est à dire la petite source salée, car l'eau était un peu saumâtre . D'après la légende: Sidi M'HAMMED BEN BOUZIANE partit en pèlerinage à la Méque. Aprés avoir rempli tous les rites imposés au HADJ , il se rendit à Medine pour visiter le tombeau du prophète MOHAMMED (QLSSSL).En approchant du tombeau , il salua l'envoyé de Dieu par la formule que l'on emploie pour saluer les vivants : "ESSALAM ALIKOUM". Le prophète lui répondit "OULIKOUM ESSALAM YA MOHAMMED EL KENDOUCI" de retour à El Ouina le cheikh conta la chose mais la forme Kendoussi fut altérée en Kendoussi et dés lors , on arriva, à partir de ce singulier à la forme normale du pluriel "Knadsa" En réalité si l'on en croit Ibn Khaldoun , AOUINA aurait eu pour premiers propriétaires Kendouc et Zekhoum .Plus tard , lors de transactions commerciales les acquéreurs firent insérer dans l'acte ,qu'ils achetaient "Aouina" dit "Kendsek" et par déformation devient KENADSA. |
|||||||||||||
|
Poste de travail |
au 31/12/1956 |
au 31/12/1957 |
|||||||||||
|
Ingénieurs |
06 |
07 |
|||||||||||
|
Agents de maîtrise |
50 |
55 |
|||||||||||
|
Techniciens |
13 |
10 |
|||||||||||
|
Employés |
30 |
35 |
|||||||||||
|
Ouvriers |
75 |
59 |
|||||||||||
|
Total |
174 |
166 |
|||||||||||
Musulmans (kenadsa exclusivement) |
|||||||||||||
|
Poste de travail |
au 31/12/1956 |
au 31/12/1957 |
|||||||||||
|
Agents de maîtrise |
12 |
10 |
|||||||||||
|
Techniciens |
03 |
03 |
|||||||||||
|
Employés |
41 |
24 |
|||||||||||
|
Ouvriers |
1102 |
1129 |
|||||||||||
|
Total |
1158 |
1166 |
|||||||||||
Le niveau de vie des musulmans ne travaillant pas aux HSO est assez bas , car il n'existe pratiquement aucune industrie, aucun artisanat et très peu de ressources agricoles, la majorité sont militaires , commerçants ou petits artisans. ENSEIGNEMENT: École mixte du village Européens: en 1943/44 aménagement de 4 classes et construction d'un préau dans un local prêté par les HSO .En 1947 , construction d'une école de garçon à 4 classes mise en service en 1948.Ecole des filles de 4 classes avec 2 logements. nombre d'élèves : École des filles 6 classes pour 246 élèves . école vieux ksar 9 classes 320 élèves. école ksar Djedid 7 classes pour 245 élèves. pour répondre au désir d'un grand nombre d'analphabètes 5 cours d'adultes ont été crées: 2 pour les hommes le 18/05/1948 et 2 pour hommes le 09/06/1949 et 1 pour les femmes le 09/06/1949. Cantine scolaire : créée en 1956 qu permet de servir tous les jours 160 repas aux élèves indigènes. Cinéma:afin de compléter l'enseignement donné par les instituteurs un cinéma fut acheté en 1949 et un appareil de projection avec 100 films en 1951. Urbanisme: Travaux réalisés:Le centre de kénadsa est formé de trois agglomérations juxtaposées le vieux ksar, la cité européenne des HSO et la cité musulmane des HSO dite "ksar djedid. l'agglomération s'étend sur plus de 2 km et occupe plus de 200hectares. Égouts : en 1947 , un réseau d'égout était entrepris qui a été complété en 1952 par un raccordement de 120 m et en 1955 par la création d'un nouveau réseau desservant l'école du vieux ksar , les logements d'instituteurs le stade municipal et la maison des anciens combattants . Rues et Place : en 1950 la place centrale du vieux ksar et la rue principale reliant au village européen étaient mises en état enduites d'un mortier d'argile et bordée de trottoirs plantée d'arbres, et goudronnée en 1955. en 1953 /4954 tout un quartier nouveau s'est créé derrière la maison des anciens combattants une place dite place de Sidi Mohammed Laredj a été inaugurée le 27.11.1953 par le Gouverneur général d'Algerie. Adduction d'eau :En 1955 fonçage d'un puits près du marché couvert et installation d'une pompe Dragor sur le puits situé à proximité de l'ancienne infirmière. Souk: Le mur d'enceinte fut donc édifié en 1946 à l'intérieur duquel s'installèrent les marchands forains .Un marché couvert a été terminé en 1954 dont 40 stands et inauguré par le directeur des territoires du sud . Cimetière :Le mur de clôture du cimetière musulman commencé en 1951 a été achevé en 1952. Abattoir:En 1950 un abattoir municipal fut construit . Santé publique: |
|||||||||||||
|
tour |
inscrits |
votants |
suffrages exprimés |
elu |
ont obtenu |
||||||||
|
1° |
437 |
318 |
307 |
GOUTTEPIFRE Antony (communiste 154 voix) |
Benitah khelifa (socialiste ) 84 voix Angniel Léonce (indépendant) 69 voix. |
||||||||
|
2° |
437 |
318 |
289 |
Bouzada cheikh ben slimane 157 voix Berriah mohammed 157 voix |
|||||||||
|
Election de DJAMAA du 10Décembre 1947 |
|||||||||||||
|
997 |
291 |
260 |
Boumedieni mohammed Hidjazi Bachir |
||||||||||
|
Assemblée Algerienne 4 Avril 1948 |
|||||||||||||
|
Gouttepifre -Gruz - Lehuraux |
|||||||||||||
|
Extrait d'Isabelle Eberhardt et Victor Barrucand Le pardon: A Kénadsa : Tout à coup , dans le silence du ksar déjà prêt à s'endormir, un grand bruit de voix s'élèvesuivi de grincements de portes, de bêlements confus et de cris de joie. "Voici le "harrag" qui revient ! On ramène le "harrag"! En en effet , c'est le retour inespéré du grand troupeaux des marabouts et des ksouriens , qui avait été razzié dernièrement par des pillards arabes et des berbers Ait-Khebbach. Ces détrousseurs avaient emmené le troupeau vers l'Ouest, mais le cherif Ziani de l'endroit ,Moulay Ahmed , s'étant fait expliquer la provenance de ce butin , dit à ses gens qu'ils avaient commis un grand péché en élevant le troupeau de la zaoui sur un terrain sacré"Vous avez dérobé , leur expliqua t-il, le bien des pauvres, des voyageurs, des orphelins.....Si vous voulez que Dieu et SidiM'hammed-ben-Bou-Ziane vous accordent leurs grâces, vous n'attendez pas pour le restituer" Après quelque hésitations, les pillards se sont rendus aux injonctions de Moulay Ahmed et ils ont désigné un de leurs alliés ,El-Hassani, des Barrabers Ait-Atta, pour ramener le "harrag" à Kénadsa et pour solliciter en leur nom le pardon de Sidi Brahim. Le Berbri El-Hassani , monté sur un maigre cheval gris, met pied à terre devant la grande porte. Sidi Brahim , la main appuyée sur l'épaule du ptit Messaoud, s'avance lentement , péniblement, à travers la confusion du troupeaux. - Soyez les bienvenus, mes fils ! Que Dieu vous récompense de la bonne oeuvre que vous venez d'accomplir ! Alors ces durs hommes baisent pieusement les voiles et les mains du marabout, trés ému qui les embrasse à son tours. Beau tableau d'histoire immémoriale ! AUJOURD'HUI: KENADSA:
Ville aux multiples activités culturelles. El Ferda : l'un des groupes artistiques qui produit des chants traditionnels. ESSAD : groupe artistique. Le Berkiyachou: folklore arabo-africain a disparu depuis fort longtemps. Les images de Kénadsa photographiées par Mr Azzeddine Abdelouahab ,sont téléchargées du site http://membres.lycos.fr/samghun/ de Mr Benazzeddine Omar que je le remercie par laméme occasion .
Et Parfois ça neige:
Les Présidents de l'APC (MAIRES) de 1962 à 2003 1962 à 1966: Mr AZZEDDINE Larbi. 1966 à 1971: Mr ABBASSI Med Mehdi 1971 à 1976: Mr ABBASSI Med Mehdi 1976 à 1980 :Mr HEDDIBI Larbi 1980 à 1985 :Mr HEDDIBI Larbi 1985 à 1990: Mr SENINI Ali 1990 à 1992:Mr MOTRANI Abdellah 1992 à 1996: Mr BENCHERGUI Abdelhamid, YERFAA Med, Mahfoudhi Med (DEC) 1996 à 2001: Mr ADDOU Zoubir 2001 à 2007 : Mr SALMI Mohammed 2007 à 2012 :Mr ADDOU Zoubir Les députés et sénateurs: Mr BENALI Salem Mr BENGUERBA Cheikh Mr MOUMENI Ziane Mr ABBAD Larbi Mr BELHAFIANE Khelifa É crivains: Mokkedem Malika- Moulsehoul Mohammed- Sebaa Rabah -Salmi Mohammed - Fendoui Hadj - Tehirichi Mohammed - Djabri Mohamed. Fezzioui Lahbib- Fezzioui Omar - Zaidi Houcine - Soltani Mokhtar-Ammouri Ahmed . |
|||||||||||||
| Benziadi Chikh
Mineur et historien Les gueules noires du syndicat Né à Saïda en 1923, collégien à El Bayadh, poseur de rails à la mer Niger, puis mineur syndicaliste à Kenadsa jusqu'à la retraite, Benziadi Chikh est de ces personnages que le travail a modelé, du gagne-pain à la politique contestataire dans une Algérie encore colonisée. Au terme de sa carrière, dans sa villa au style européen, alors réservée aux ingénieurs français de la mine, et se rappelant ces années de labeur s'apparentant plus aux travaux forcés, Benziadi a cette terrible phrase : « Nous étions mal payés, mal nourris. Nous avons connu le vin avant le lait. » Ces mots révélant la misère que le mineur tente d'oublier l'instant d'une ivresse, la besogne qui aliène, mais surtout la conscience aussitôt prise de sa condition d'exploité. Car le charbon est à Kenadsa ce que n'est pas le pétrole ailleurs. La mine tout au long de son existence a gravé sur la ville son empreinte, aujourd'hui encore visible. Au bout des 20 km qui la séparent de Béchar, chef-lieu de wilaya, Kenadsa arbore ostensiblement des témoins de l'époque des geules noires. Ce que l'on aperçoit dès l'entrée, c'est cet immense monticule crasseux qui se dresse telle une dune noire de schiste, à un jet de pierre des carcasses des lavoirs, à présent désaffectés. Les kenadsis, comme reconnaissants à leurs aînés, ont érigé une statue représentant un mineur poussant un chariot rempli de la roche fossile. Le ton est vite donné, Kenadsa n'est pas près d'oublier sa mine. Minuscule bourgade, Kenadsa abrite dans l'intimité de son ksar d'argile tout ce qui fait le désert. Mysticisme imposé par l'infinité de ses territoires poussiéreux pourtant si riches. Ces trésors, au cours tumultueux de l'histoire, furent l'objet de tant de convoitises au fil des razzias et des colonisations. A l'origine, la cité est un centre religieux dont le rayonnement par la grâce de Sidi M'hammed Bel Bouziane, saint patron de la ville, arrive jusqu'au Maroc voisin. Le dôme blanchi à la chaux ou teinté d'un vert pâle est indissociable des paysages des oasis. Mais Kenadsa, avant même l'arrivée des français, est également connue pour son charbon qui sommeille dans les entrailles pétrifiées du sol. Recruté en 1943 à la mine en qualité de simple pointeur de fosse, Benziadi Chikh évoque la mine avec une pointe de nostalgie tant la vie y était intense, riche en épisodes qui allèrent marquer toute une génération en dépit du travail pénible quotidiennement renouvelé. « On ne peut évoquer la mine sans parler de ce dont elle a été à l'origine. C'est grâce au travail des mineurs que la population a connu les premiers soins médicaux. Mais il ne faut pas se leurrer, ici il s'agissait simplement de garder l'outil humain en état de fonctionnement, sans plus. D'autre part, c'est à ce gisement carbonifère que l'on doit l'électricité aussi bien à Kenadsa qu'à Béchar. En somme, un simulacre de progrès dans une ville compartimentée selon la nationalité et les origines tribales des mineurs. » Et au mineur de l'époque qui s'attelle aujourd'hui à l'écriture de l'histoire de la mine et des convulsions qui l'ont secouée d'expliquer que chaque quartier abritait une main-d'uvre de même origine : les kenadsis, étant chez eux, habitaient le ksar. En second lieu, il y avait l'apport local représenté par les Doui Meniaa et les Ouled Jrir, tribus de nomades du sud-ouest, auxquels étaient réservés les gourbis en toub. Les kabyles célibataires, supposés habitués à la poussière des mines françaises, habitaient les grands baraquements de l'actuelle caserne, les pièces étant réservées aux « petits chefs venus du nord du pays ». Puis, enfin, la cité européenne, elle-même soumise aux lois de la séparation hiérarchique. Il est d'une évidence élémentaire que les travaux les plus faciles étaient confiés à l'élément européen quel que soit son grade. La distinction se faisait au niveau du logement : les ouvriers spécialisés logeaient dans des corons, sorte d'habitations typiques aux mineurs ; les cadres moyens dans ces mêmes corons améliorés. En dernier, les villas revenaient aux ingénieurs. Français bien entendu. Tout ce beau monde, auquel il faut rajouter les Marocains réputés « bons travailleurs », vivait en vase clos, sans communiquer entre eux. C'est sur cet aspect humain et son corollaire politique que Benziadi insistera le plus. « De 1917 à 1975, la mine a employé 30 000 ouvriers à raison de dix heures de travail par jour dans des tailles d'exploitation dont la profondeur pouvait atteindre 500 m ; c'étaient de véritables tombeaux où les mineurs travaillent couchés. Cette situation s'est aggravée à partir de 1940 avec l'utilisation des marteaux-piqueurs à air comprimé, générateurs de poussière. Il fallait apprendre à l'ouvrier à revendiquer ses droits ; salaire décent, conditions de travail De ce point de vue, la mine de Kenadsa a été une formidable école de formation de syndicalistes et de cadres militants de la cause nationale. » Au commencement des mouvements revendicatifs, selon notre interlocuteur, les communistes français internés au bagne de Djniene Bourezgue, près de Béni Ounif. A leur libération, recrutés à la mine, ils mettront sur pied les premiers noyaux du syndicat des mineurs : « Au fil des grèves de 1945, 1946, 1948 et de 1951 qui a duré trois mois, les militants du MTLD, d'abord en concurrence avec le PCA, ont réussi à prendre la direction de la CGT et d'en déloger les éléments européens. Fregane Amor sera le premier responsable de la section. Il sera licencié après la grève, puis trouvera la mort au combat. Suite à ce dernier débrayage l'ensemble des délégués syndicaux seront licenciés. L'année 1951 est celle de la mort du syndicat de la mine de Kenadsa. » Quelques années plus tard, c'est la guerre de Libération. Les premiers chouhada de la région sont tous des gueules noires sorties des profondeurs ténébreuses de la terre. Bouamama Chatri, Si Ali Zaoui et bien d'autres encore, dont l'histoire n'a pas retenu le nom, martyrs anonymes, auxquels Benziadi Chikh par l'écriture de l'histoire de la mine tente de rendre un hommage digne de leur combat. Un travail de mémoire essentiel pour l'Algérie d'aujourd'hui. Samir Benmalek
|
|||||||||||||
|
Artistes: Mohammed Belakbir- Tahar Saidi- Ahmed Belghanami -Mohammed Touiti- Hadj Kergheli dit Randis(artisan) Sport: OK (olympique de Kénadsa) WAK (widad atlantique de Kénadsa RCK (racing club de Kénadsa). |
|||||||||||||